08.09.2008
Le Haras du Pin
1112 hectares d’un seul tenant répartis sur cinq communes, le « Versailles du cheval » de La Varende est sans doute l’un des plus beaux domaines dédiés au cheval. Les origines des Haras nationaux En 1663, Colbert réorganise la production équine française, arme stratégique pour les conflits d’alors. Un écuyer de la Grande Ecurie du roi est chargé de parcourir le royaume en vue de recenser les haras existants et d’en établir de nouveaux. En 1714, après les résultats peu concluants du premier haras royal de Saint Léger en Yvelines – sans doute liés à la mauvaise qualité des terres et des fourrages, le capitaine du haras royal, François-Gédéon de Garsault, part à la recherche d’un terrain plus propice afin d’y transférer le cheptel. Quelques mois avant la mort de Louis XIV, le 2 avril 1715, un arrêt du Conseil d’Etat déplace le haras royal au milieu de la forêt d’Exmes dans les environs d’Argentan. Le haras d’Exmes sort de terre. La construction et l’essor du haras Le château et les écuries sont érigés par Pierre Le Mousseux, sur les plans de Robert de Cotte, beau-frère de Mansart. L’essentiel de la construction se déroule entre 1715 et 1724. L’ensemble, en forme un fer à cheval, s’ordonne autour d’une grande cour, fermée au sud par le château, logis du directeur. Chaque côté est limité par les grandes écuries. Celle de l’ouest est destinée aux grands étalons pour la selle, celle de l’est aux petits étalons servant pour les carrosses. Une jumenterie, une infirmerie, une sellerie, deux manèges, un hippodrome des logements et un presbytère viennent compléter le domaine. Jusqu’à la fin du XVIIIéme siècle, le haras connaît un bel essor, mais la Révolution met un terme à son activité. Les chevaux sont dispersés. L’Empire relance l’activité du haras qui connaît une importante restauration. Il est rebaptisé haras du Pin en 1806. Il abrite aujourd’hui plus de cinquante étalons d’une dizaine de races différentes. Hormis la parenthèse de la Révolution, le haras du Pin a toujours maintenu son activité et remplie sa mission comme haras royal puis impérial et enfin national. Il mérite aujourd’hui d’être visité tant pour son site exceptionnel que pour les démonstrations équestres qui y sont organisées. Un musée a d’ailleurs été installé en 2006 dans une ancienne écurie. D’après Maisons Normande Hors Série Volume 2 et les Ecuries Royales du XVIéme au XVIIIéme siècle sous la direction de Daniel Roche.
17:28 Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : haras, pin, normandie, cheval, mansart, orne, perche
18.07.2008
Les écuries royales de Versailles


Petite et Grande Ecuries de Versailles
Avant 1682, les séjours du roi étant encore courts, il y avait peu de chevaux à Versailles ; une aile du château servait alors d’écuries.
Lorsque le château devint la résidence officielle, des terrains situés en face du château furent rachetés par le roi. Jules Hardouin-Mansart édifia les deux bâtiments entre 1679 et 1683.
Contrairement à ce que laissent penser leur adjectif, les deux écuries sont de taille identique. Le nom de Grande Ecurie tient au fait qu’elle soit placée sous l’autorité du Grand Ecuyer.
La Grande Ecurie est située rive droite au nord de la Place d’Armes. Elle abrite les chevaux de selle du Roi et du Dauphin, les chevaux de main et ceux qui participent aux chasses royales. Elle reçoit également pour fonction de loger les officiers chargés des grandes cérémonies comme Lully, les Trompettes du Roy, le Grand Ecuyer, les écuyers, les pages, les palefreniers et des artisans.
La Grande Ecurie abritait 600 chevaux.
Au sud de la Place d’Armes, la Petite Ecurie est, quant à elle, dirigée par le Premier Ecuyer. Elle sert à abriter les chevaux d'attelage et les montures ordinaires ainsi que les carrosses et les voitures.
Les deux bâtiments, en pierre de taille, sont remarquables par leur ampleur et la noblesse de leur architecture. Les sculptures de Raon et Martin ornent les façades de la Grande Ecurie. Celles de Girardon, Arcis et Magnier décorent les murs de la Petite Ecurie.
Aujourd’hui, la Grande Ecurie accueille l’Académie de Spectacle Equestre de Bartabas et le Musée des Carrosses. L’intérieur de la Petite Ecurie n’est pas ouvert au public.
18:53 Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ecurie, versailles, patrimoine, hisoire, cheval, mansart
16.07.2008
Le Quartier des Célestins
Sans doute, la plus célèbre des casernes de la Garde Républicaine. Le quartier des Célestins occupe le couvent des Célestins bâti en 1352. Suite à l’occupation du monastère par la Garde Nationale de Paris, un quartier de cavalerie s’y installa en 1791. En 1802, la légion de gendarmerie d'élite, réservée à la garde des consuls est casernée aux Célestins.
En 1866, la création du boulevard Henri IV amputa le Quartier des Célestins d’un tiers de sa surface. Les bâtiments actuels furent construits entre 1893 et 1901. Ils comprennent des écuries, une piste cavalière et un manège couvert; celui-ci fut édifié par Batesti et orné de sculptures d'Allard.
Ils abritent le premier des trois escadrons de la cavalerie de la Garde Républicaine, qui est à la fois la plus grande formation montée au monde et la dernière unité à cheval de l’Armée Française. Y est également établi l’escadron hors rang composé de la fanfare de cavalerie, des maréchaux-ferrants, du service vétérinaire et de l’Etat-Major de la Garde.
Au total, près de 200 chevaux sont installés en plein cœur de Paris.
16:38 Publié dans Tourisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note



